Elagage

Elagage d’un gros Tilleul en surplomb de la chapelle du Château de Bonnemare (Normandie).

Une idée dépassée mais persistante assimile l’élagage à une coupe drastique traumatisante, voire à un simple étêtage des arbres.
Une telle pratique crée des complications multiples (bourrelet cicatriciel mal développé, pourriture/champignons entrant dans le tronc ou les charpentières par une coupe d’étêtage…) qui, à terme, rendent l’arbre dangereux et le condamnent dans la plupart des cas.

ArboretHomme s’adresse aux personnes soucieuses de la préservation et de la pérennité de leur patrimoine arboré.
Professionnel expérimenté, spécialiste des grands arbres et situations délicates ou dangereuses,
 tout en préservant au maximum le respect de l’Arbre par la taille raisonnée.

L’élagueur en bout de branche (Château de Bonnemare).


 

Déplacement au coeur de l’arbre.

Les tailles d’élagage :

Ci-dessous, un aperçu des principales tailles d’élagage :

  • Taille de formation, afin d’orienter de jeunes arbres vers un port harmonieux,
  • ou taille de reformation préconisée pour les arbres ayant antérieurement subi des tailles sévères.
  • Taille d’entretien, d’accompagnement : suppression du bois mort, des branches en excès et des doublons…
  • Taille de réduction visant à diminuer la hauteur ou le volume général du végétal, d’en circonscrire l’ampleur.
  •  Taille d’éclaircie pour alléger la densité du houppier et laisser ainsila lumière le traverser : sélection des branches d’avenir, suppression des branches de petit diamètre.
  • Taille de réhaussement, ou relevé de couronne, suppression de la couronne inférieure du houppier pour dégager le tronc (gabarit routier, passage…)
  • Taille architecturée, correspondant à un suivi de taille sur des végétaux ayant un mode de gestion particulièrement structuré : Taille en rideau, en marquise, en nuages (japonaise), tonnelle etc.
  • Taille de mise en sécurité pour rééquilibrer un arbre, limiter sa prise au vent, supprimer le bois mort dangereux.

Elagage d’un marronnier en « tête de chat » (Paris Porte d’Auteuil).

ArboretHomme peut également prendre en charge l’évacuation des résidus de coupe en décharge verte payante, ou en effectuer le billonnage et la mise en tas pour l’usage du client (bois de chauffage). N’hésitez pas à nous contacter pour parler de vos arbres au jardin, de leurs problèmes et la situation, nous saurons vous conseiller au mieux sur l’intervention d’élagage ou d’abattage à effectuer. Le conseil, comme le devis, est gratuit !

 

 

 

 

 


 

Petit Florilège des idées reçues…

Un gros Platane digère peu à peu un panneau…

« On élague en hiver / quand il n’y a plus de feuilles »

Faux, la taille des arbres d’ornement se pratique toute l’année à condition d’être non traumatisante (techniques d’élagage en taille raisonnée). Cette idée très répandue vient du fait qu’avant l’apparition de l’élagage en tant que métier spécialisé, c’étaient les jardiniers qui profitaient de leur saison creuse (hiver) pour élaguer.

« plus on en coupe, mieux c’est pour l’arbre : ça lui redonne vigueur ! »

Vous aurez compris qu’en réalité ces coupes drastiques sont un traumatisme pour l’arbre : une coupe d’étêtage, de rabattage d’arbre adulte ou encore un mauvais angle de coupe, génèrent une porte d’entrée aux agents pathogènes qui affaiblissent l’arbre de l’intérieur en attaquant la cellulose ou la lignine du bois…

« Pour avoir plus de soleil / de vue, il faut pratiquer une taille radicale sur l’arbre »

Contrairement à cette idée reçue, un arbre traumatisé par une taille radicale va générer des feuilles anormalement grandes, pour récupérer au plus vite l’équivalent de surface feuillue (lieu vital de la photosynthèse) qu’on vient de lui ôter… Observez les platanes parisiens et leurs feuilles atteignant 35cm de largeur !

« Pour diminuer la hauteur d’un arbre, il faut l’étêter »

Non ! Un étêtage obligera l’arbre a générer immédiatement de nouvelles têtes, branches verticales anarchiques se comportant comme autant de troncs et filant verticalement, qui plus est inesthétiques (port propre à l’essence perturbé dans son mode de gestion). Enfin ces rejets ne seront pas correctement ancrées (cône d’ancrage inexistant) et risqueront de se rompre… l’arbre devient dangereux.

« Un arbre a besoin d’être élagué »

…A vrai dire, les arbres n’ont pas attendu l’intervention de l’homme pour savoir comment pousser ! A l’état « naturel », l’arbre gère au long de sa vie un processus d’auto-élagage : dévitalisation progressive des branches devenues inutiles ou superflues, d’où leur chute à terme.
C’est donc plutôt l’homme qui a besoin de l’élagage pour vivre avec les arbres, désireux d’intégrer des arbres à son environnement mais sans leur « inconvénients » : ombre, masquage de la vue, bois mort dangereux en suspension, arbre devenu « danger potentiel » près d’une maison etc. Ne désespérons pas de parvenir à une cohabitation harmonieuse entre l’arbre et le milieu urbain, et de ne plus croiser ainsi tant d’arbres « porte-manteaux »…