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Plaidoyer pour la mousse

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Mousse sur l’écorce d’un pin

Avec l’arrivée de la saison froide, peut-être avez-vous remarqué des zones de mousse se développer sur vos arbres et dans votre jardin. La mousse aime en effet la fraîcheur, l’ombre et surtout l’humidité…

Bio-indicateur de pollution

mousse et fougères sur branches charpentières

Mousse et fougères sur les branches charpentières d’un chêne

Les mousses, comme le lichen, sont des végétaux épiphytes : ils poussent en s’accrochant sur d’autres plantes. Cette résistance apparente se combine pourtant avec une sensibilité à la pollution atmosphérique : les spécialistes considèrent ces végétaux comme d’intéressants indicateurs de pollution. Alors si vos arbres sont couverts de lichens et de mousses, réjouissez-vous : c’est le signe d’un air préservé !

 

Une mauvaise réputation

mousse sur écorce de souche

Mousse et champignons sur un arbre mort

La mousse a la réputation d’abîmer les arbres, voire de les parasiter. Il n’en est rien :  La mousse ne gêne pas le développement des arbres,  ne perturbe pas le rôle de l’écorce, ne pénètre pas dans les tissus de l’arbre (contrairement au gui), ne puise pas dans les ressources de l’arbre.

Il est vrai que les mousses affectionnent plutôt les vieux arbres : leur croissance très lente, leur feuillage ombrageux et leur écorce épaisse à fort relief en font un endroit idéal pour le développement de zones de mousses. D’où leur apparition sur des arbres parfois sénescents, voire dépérissants… peut-être est-ce là la clé des soupçons qui planent sur ces organismes épiphytes inoffensifs.

On reproche aussi à la mousse d’abriter insectes et champignons vecteurs de maladies. Il est vrai que s’ils aiment se nicher dans les anfractuosités de l’écorce, la mousse les dissimule au regard et favorise donc leur présence. Mais pour ces quelques parasites protégés, la mousse joue en faveur de beaucoup d’organismes utiles à la vie de votre jardin, à commencer par les oiseaux insectivores. Alors peut être faut-il songer à épargner ces êtres vivants et à consacrer votre temps à d’autres tâches de jardinage, qu’au démoussage systématique.

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Au jardin, mousse sur mobilier en pierre pour une ambiance zen…

La mousse décorative

Mais au-delà de l’utilité de la mousse, nous souhaiterions ici insister sur son aspect esthétique. En dépassant les préjugés, on découvre que la mousse peut transcender les roches, sols et arbres sur lesquelles elle s’accroche, redéfinissant le paysage et ses formes par une délicate couverture de verdure, douce et moëlleuse. Les japonais l’ont bien compris et ont appris à cultiver la mousse au même titre que les autres plantes, comme au célèbre Jardin de mousse de Kokedera, à Kyoto (Japon). L’endroit dégage une atmosphère étrange, romantique et immuable…

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Ombre et humidité : tapis de mousse sur cailloux

Alors n’hésitez plus si votre jardin est ombragé et humide : au lieu de lutter contre la mousse avec des opérations de drainage de terrain, démoussage de pelouse et replantage de gazon, laissez-lui un peu de place et cultivez-la, elle vous le rendra bien en embellissant les coins ombragés. Ajoutez quelques belles pierres bien agencées, laissez un mobilier de jardin en pierre ou en bois se patiner sous la mousse, structurez l’espace avec un chemin de pas japonais en dalles de pierre, mettez-en quelques morceaux dans la terre de vos plantes en pots et laissez la mousse faire le reste pour donner à votre jardin une touche de romantisme.

Comment faire pousser de la mousse ?

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Un jardin zen, mousse, rocher, bambous.

On l’a dit, un peu d’ombre et d’humidité et votre mousse sera heureuse : il vous suffira d’en prélever quelques morceaux au gré de vos promenades, en choisissant parmi les nombreuses variétés de mousses, de les installer et de les arroser très régulièrement, pour cultiver et planter de la mousse.

On peut enfin découvrir la mousse d’une façon plus ludique : récemment issu du streetart, le green graffiti en mousse décore les murs et rend la ville végétale ! La tendance est simple et consiste à préparer une mixture à base de mousse qui, une fois étalée au pinceau sur un mur, deviendra en quelques semaines un dessin de mousse décorative. Pour pousser, le graffiti en mousse a seulement besoin d’un peu d’eau et d’ombre. Si vous voulez vous y essayer, voici la recette de la mousse décorative sur mur.

Mesurer la hauteur d’un arbre

L’habitude aidant, l’élagueur estime souvent la hauteur d’un arbre au juger, à l’oeil. Mais voici une petite astuce bien utile à ceux qui auraient besoin, simplement et sans outil, de mesurer la hauteur d’un arbre…

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La croix du bûcheron

La Croix du Bûcheron :

Cette technique très simple à mettre en oeuvre s’appelle la croix du bûcheron.

  • Prenez 2 baguettes de bois de même dimension.
  • Placez l’une d’elle, horizontalement, devant votre oeil.
  • Placez l’autre perpendiculairement, au bout de la première (voir schéma).
  • Positionnez-vous devant l’arbre, puis reculez jusqu’à ce que la hauteur de l’arbre corresponde à la hauteur de votre baguette verticale.
  • Mesurez alors la distance vous séparant de l’arbre (1 grand pas = 1 mètre…)
  • Cette distance sera égale à la hauteur de l’arbre.

Bien qu’un peu approximative, la méthode de la croix du bûcheron est pratique et efficace, davantage que les méthodes nécessitant 2 personnes, ou encore d’observer la dimension de l’ombre d’un arbre… qui ne fonctionne que par beau temps !

 

La formation d’un élagueur

Les origines

Si les arbres sont présents depuis la nuit des temps, leur cohabitation auprès des hommes puis en milieu urbain a posé peu à peu quelques problèmes qu’il fallait résoudre : arbres dangereux, arbres gênants, arbres morts, arbres cachant la vue ou la lumière… les agriculteurs et jardiniers ont un temps géré la taille et l’abattage des arbres lors de la baisse hivernale de leur activité, ce qui a par la suite conduit à l’idée reçue que les arbres doivent exclusivement être élagués en hiver.

Le métier d’arboriste grimpeur élagueur s’est développé à partir 1980 pour répondre au besoin d’intervenir au coeur du houppier de l’arbre, avec plus de respect et de précision que les travaux d’élagage à la nacelle, qui restent une coupe drastique aux pourtours de l’arbre. Les déplacements de l’arboriste grimpeur élagueur lui permettent d’effectuer une taille respectueuse de l’arbre en fonction de son essence, son port naturel, sa situation, son âge… Cette pratique est de surcroît moins traumatisante pour l’arbre, favorisant la création d’un bourrelet cicatriciel et limitant les pourritures et maladies de l’arbre.

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L’élagueur taille à la scie des branches au coeur de l’arbre, pour améliorer son esthétique naturelle.

La formation d’élagage

Validé par un diplôme d’Etat, le Certificat de Spécialisation (CS) « Taille et Soins aux Arbres », le métier d’arboriste grimpeur élagueur exige des compétences diverses :

    • Capacités physiques, pour être capable de grimper dans les arbres muni d’un équipement lourd (matériel de grimpe, matériel de protection, outils de coupe) dans des conditions parfois extrêmes (déplacements parfois acrobatiques, intempéries, températures, poussière et copeaux…).
    • Connaissances théoriques complètes de la physiologie et biologie de l’arbre, ses essences, son fonctionnement, son cycle, jusqu’à ses maladies, et comment les respecter et en tenir compte pour un élagage raisonné. Ces connaissances lui permettent aussi de repérer d’éventuelles pathologies cachées qui altèrent la structure de l’arbre (danger) : virus, champignons, pourritures, écorces incluses, insectes, parasites de l’arbre…
    • Connaissances pratiques des techniques de déplacement, de taille, d’abattage d’arbre pour pouvoir réaliser les interventions nécessaires sur les arbres, en accord avec le client. Ce panel de connaissances est également utile pour aider l’élagueur à guider le client sur les choix possibles pour traiter les problèmes de l’arbre au jardin.
    • Prise en compte des risques : le travail en hauteur expose l’élagueur à des risques de chute, et l’utilisation des tronçonneuses et scies peut entraîner de graves blessures. Le grimpeur élagueur est donc un professionnel polyvalent doté d’une formation spécifique et complète. La formation dure un an et vient compléter une précédente formation en espaces verts.

Une entreprise d’élagage à votre service

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Thach Tran-Ngoc, arboriste grimpeur-élagueur

Amoureux de la nature et fleuriste pendant de nombreuses années, Thach TRAN-NGOC valide par la suite un BP en Espaces verts puis un CS d’Elagage, Taille et Soins aux Arbres, au CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye (2000). Très expérimenté, il cumule depuis quelques années son métier avec des interventions ponctuelles en tant qu’élagueur formateur au sein des formations d’élagage en Ile-de-France.

Fort de 16 ans d’expérience, spécialiste des grands arbres, arbres remarquables, situations délicates, il a créé l’entreprise d’élagage ArboretHomme en Essonne en 2007, pour travailler au quotidien auprès des arbres et aider ses clients à gérer leurs contraintes liées au milieu urbain, jardin, maison et bâtiments, voisinage…

 

Vos arbres en bord de route

Propriétaires d’arbres bordant des routes, n’oubliez pas : l’élagage des arbres qui se situent en bordure des voies communales et communautaires est à la charge des propriétaires.
Chaque propriétaire doit procéder régulièrement à l’élagage des arbres dont les branches en surplomb peuvent menacer de tomber sur les voies communales ou communautaires.
Gardez un oeil attentif sur vos arbres, car la responsabilité de chaque propriétaire est engagée en cas d’incident ou de dégradation (chaussées, fossés, lignes électriques et/ou téléphoniques, véhicules, accidents corporels etc.)

Vous pouvez vous renseigner en mairie, et bien sûr n’hésitez pas à nous contacter pour votre devis ou des conseils sur la situation et les différentes possibilités d’intervention.

Les chenilles processionnaires…

Ces gros cocons blancs au bout des branches, vous les avez remarqués ?
Si vous en avez sur vos arbres, il faut intervenir : les chenilles processionnaires sont très urticantes et prolifèrent vite.

Un hôte indésirable

Très velues et couvertes de poils urticants, elles se développent principalement sur les pins (processionnaire du pin) ou sur les chênes (processionnaire du chêne). Leurs nids sont également urticants, et adoptent la forme de grands cocons blancs  abritant des centaines de chenilles. Ce qui pose problème et peut être dangereux pour la santé, ce sont les poils minuscules que les chenilles projettent en l’air lors de leur stade larvaire : un simple courant d’air transporte les poils. Leur caractère urticant provoque généralement de sérieuses réactions allergiques et des démangeaisons, voire des plaques et des œdèmes sur les parties du corps exposées : mains, cou, visage… des lésions oculaires et troubles respiratoires sévères peuvent survenir également, rendant ces chenilles tout à fait indésirables dans nos jardins. Les enfants, les animaux domestiques sont particulièrement vulnérables. Pour exemple, un chien atteint par les poils urticants peut développer une nécrose de la langue après  s’être léché, s’il n’est pas soigné rapidement.

Les moyens de lutte

Fort heureusement, des moyens de lutte existent pour enrayer la prolifération des chenilles processionnaires…

Cette année, il y a une grosse recrudescence de chenilles processionnaires en Ile-de-France : Arborethomme Elagage intervient proprement pour supprimer tous les nids présents sur vos arbres grâce au savoir-faire, à des protections appropriées et à une intervention jusqu’en bout de branche pour couper puis incinérer les branches  infestées, nids et chenilles.

Chenilles processionnaires du pin ou du chêne, pensez-y maintenant car en ce moment, elles sont en hibernation : c’est le moment d’intervenir pour être serein au printemps prochain !