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Formateur en élagage, élagueurs en devenir…

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Bref topo au pied d’un majestueux platane avant de démarrer la grimpe d’arbre

Apprendre le métier d’élagueur à la nouvelle génération…

Thach Tran-Ngoc, quand il ne travaille pas directement en tant qu’arboriste élagueur à ArboretHomme auprès des arbres des jardins, enfile sa casquette de formateur en élagage pour apprendre les ficelles du métier à la prochaine génération d’élagueurs. Il intervient principalement au CFPPAH de Saint Germain-en-Laye, près de Versailles, pour encadrer de petits groupes qui devront maîtriser, en un an, toutes les connaissances, savoirs-faire et compétences requis par la profession d’élagueur en validant le CS Taille et Soins aux Arbres, en élagage. Côté formateur, c’est aussi l’occasion d’échanger autour de la profession et de ses différents aspects, et de renouer avec la transmission du savoir. Il faut de la pédagogie, de l’écoute, de la patience en sachant se mettre à la place de celui qui a encore tout à apprendre, beaucoup d’attention pour parfois gérer les cordages et déplacements de 5 personnes dans un seul arbre, sans avoir trop de noeuds à démêler ensuite…

Le formateur en élagage doit aider les étudiants à acquérir les connaissances botaniques, physiologiques et pathologiques de l’arbre, ainsi que les pratiques de taille raisonnée, avec une parfaite une maîtrise des outils de coupe et matériel de grimpe.  L’abattage et le démontage d’arbres sont également au programme, dans toutes les situations car l’élagueur grimpeur est souvent amené à gérer des abattages d’arbres dangereux et des situations délicates. Au terme de leur année d’apprentissage, les étudiants devront aussi maîtriser les paramètres de sécurité (individuelle et collective), bref ils devront savoir gérer un chantier d’élagage d’un bout à l’autre…

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Dans un Arbre perchés…

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Décollage vers les cimes !

 

Au lycée horticole de Saint-Germain-en-Laye, les conditions sont réunies pour un parfait apprentissage : un parc arboré de 12 hectares accueille les étudiants en élagage pour apprendre la grimpe d’arbre et les techniques liées à la taille des arbres aussi bien qu’à la gestion du matériel de grimpe et de coupe. Une salle leur est également dédiée ainsi qu’un pôle technique « Paysage » et un atelier « Elagage ». Et quand le beau temps est de la partie, toutes les meilleures conditions sont vraiment réunies !

Trogne, arbre têtard : une longue histoire des arbres…

Trogne… dans le langage familier, ce mot évoque un visage grotesque, parfois comique, jamais beau mais forcément expressif. Pareil en peinture : dans ce domaine, une trogne est un portrait de genre, presque caricatural.
Mais lorsqu’on évoque les arbres, la trogne, ou arbre-têtard, c’est une très longue histoire aujourd’hui presque oubliée

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Dessin de trogne : les formes de l’arbre têtard débrident l’imagination des artistes.

Qu’est-ce qu’une trogne, ou arbre têtard ?

La trogne est avant tout un arbre à la silhouette caractéristique, due à un mode de gestion particulier : tout au long de sa croissance, la trogne a été élaguée d’une façon particulière : elle est étêtée et taillée au niveau du tronc ou des branches charpentières pour provoquer le développement de rejets, eux-mêmes régulièrement coupés. Peu à peu, cette opération cause un renflement au sommet du tronc. Les formes tourmentées des arbres têtards sont donc le résultat d’une lente transformation due aux nombreux bourrelets de cicatrisation en réaction à leur élagage et à leur étêtage périodique.

L’origine du nom…

Cette taille à la même hauteur, répétée pendant des décennies voire des siècles, donne à l’arbre l’allure de la larve de batracien qui lui a sans doute donné son nom, têtard. D’autres voient plutôt dans ce nom l’évocation d’un cou surmonté d’une grosse tête chevelue, ce qui ramène d’ailleurs à la dénomination de trogne.

« Trogne » dans le Perche, « Touse » en Picardie… plus de 100 noms locaux ont été recensés dans les campagnes françaises et européennes pour désigner ces drôles d’arbres tordus, déformés, bosselés, torturés, qui jalonnent nos campagnes et qui étaient jadis indispensables à la vie quotidienne et économique.

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Saule têtard en bordure de rivière Ariège, entre 1859 et 1910. Source Wikipedia / Bibliothèque de Toulouse

Le rôle des trognes dans les campagnes

On rencontre généralement davantage de trognes dans des régions dépourvues de grandes forêts, celles-ci ayant été déboisées pour laisser place aux cultures ou aux pâturages. Les arbres têtards fournissaient alors le bois nécessaire à la vie quotidienne. Au moyen-âge, dans la paysannerie française, très peu de paysans étaient propriétaires de leurs terres. La plupart exploitaient et cultivaient les terres des autres, en fermage ou en métayage, et disposaient du revenu des terres et des arbres présents sur ces terres, à l’exception du fût de ces arbres. D’une plus grande valeur marchande, ce dernier restait la propriété du bailleur. Les paysans prenaient donc soin des arbres pour bénéficier du bois des branches.

De tout temps, les arbres ont ainsi été taillés en hauteur, de main d’homme, pour mettre hors de portée des herbivores les repousses qui étaient fort utiles à la vie quotidienne : selon les régions, les époques, les essences d’arbres, elles devenaient objets de vannerie (saule…), manches d’outils, piquets, fagots et bois de chauffage (dégageant pour le four à pain une chaleur rapide et intense), feuillage utilisé en fourrage d’appoint pour les bêtes (orme, frêne…), fruits servant à engraisser les porcs (châtaignier, chêne, hêtre…).

Le recépage (coupe pour obtenir de nouvelles pousses) intervenait environ tous les cinq ans. L’arbre se creusait souvent naturellement au centre, avec l’action conjuguée du temps, des bourrelets cicatriciels et des intempéries. À l’intérieur du tronc creusé, bois et résidus de feuilles formaient un terreau appelé «sang de la trogne », qui était propice à faire lever les semis. L’arbre têtard lui-même faisait parfois office de borne, à la croisée des chemins.

« la trogne est par excellence l’arbre de la modernité. […] Elle permet de remédier à toutes sortes de problèmes d’ordre écologique, économique, social, en milieu urbain aussi bien qu’à la campagne… […] Tout cela résulte de la profusion et de la diversité des éléments qu’elle fournit -importance de ses repousses oblige- mais aussi de ses réactions aux intempéries et de son allure unique, si impressionnante! »

Dominique Mansion, spécialiste des arbres taillés en trognes

Peu à peu, cette étrange silhouette torturée s’est imposée dans le paysage comme un menhir de bois. De nos jours pourtant, l’arbre têtard n’intéresse plus grand monde… Abandonné par une économie rurale où il ne représente plus rien, il est pourtant le vestige de notre longue histoire…

Pour en savoir plus

Centre Européen des Trognes

Le Centre Européen des Trognes à Boursay (Loir-et-Cher), dans les locaux de la Maison botanique, agit sur plusieurs axes : accueil et information auprès du public pour fournir renseignements, conseils, documents, organisation d’animations et conférences… Il s’engage aussi à promouvoir la sauvegarde et la création de trognes, et à sensibiliser les acteurs du monde rural à leur valeur patrimoniale en intégrant les arbres têtards dans les pratiques paysagères contemporaines.

Le centre recueille et recense également de nombreuses informations sur les trognes en France et en Europe, telles que :

  • savoir-faire (création des arbres têtards, entretien, utilisation…)
  • noms locaux (truisses, ragoles, émousses, tétiaux, queules…)
  • multiples usages
  • physiologie de l’arbre, influence des tailles sur sa longévité
  • essences concernées (saule, frêne, charme, chêne)
  • interactions avec la flore et la faune
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Les Trognes, l’arbre payson aux mille usages. Par Dominique Mansion, éd. Ouest-France

Un livre référence sur les trognes

Pour en apprendre bien davantage sur les trognes, on pourra lire le livre « Les Trognes : L’Arbre Paysan aux Mille Usages » de Dominique Mansion, aux éditions Ouest-France. L’auteur nous y détaille l’histoire et l’usage des arbres têtards, les causes de leur destruction et de leur abandon :

« Ce livre est une invitation à découvrir la culture et l’intérêt écologique de ces arbres oubliés. Il nous donne des clés pour comprendre ce formidable patrimoine végétal et faire en sorte qu’il retrouve sa place dans le paysage. »

Editions Ouest-France

Interview de Dominique Mansion

Un entretien avec Dominique Mansion, spécialiste français des arbres taillés en trogne, à lire pour approcher de plus près le monde des arbres têtards :

« J’ai pu admirer une trogne de chêne de 1300 ans bien vivante, dans le parc de Windsor. Pourtant, ces vétérans passent rarement le cap des 800 ans ! »

 

La formation d’un élagueur

Les origines

Si les arbres sont présents depuis la nuit des temps, leur cohabitation auprès des hommes puis en milieu urbain a posé peu à peu quelques problèmes qu’il fallait résoudre : arbres dangereux, arbres gênants, arbres morts, arbres cachant la vue ou la lumière… les agriculteurs et jardiniers ont un temps géré la taille et l’abattage des arbres lors de la baisse hivernale de leur activité, ce qui a par la suite conduit à l’idée reçue que les arbres doivent exclusivement être élagués en hiver.

Le métier d’arboriste grimpeur élagueur s’est développé à partir 1980 pour répondre au besoin d’intervenir au coeur du houppier de l’arbre, avec plus de respect et de précision que les travaux d’élagage à la nacelle, qui restent une coupe drastique aux pourtours de l’arbre. Les déplacements de l’arboriste grimpeur élagueur lui permettent d’effectuer une taille respectueuse de l’arbre en fonction de son essence, son port naturel, sa situation, son âge… Cette pratique est de surcroît moins traumatisante pour l’arbre, favorisant la création d’un bourrelet cicatriciel et limitant les pourritures et maladies de l’arbre.

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L’élagueur taille à la scie des branches au coeur de l’arbre, pour améliorer son esthétique naturelle.

La formation d’élagage

Validé par un diplôme d’Etat, le Certificat de Spécialisation (CS) « Taille et Soins aux Arbres », le métier d’arboriste grimpeur élagueur exige des compétences diverses :

    • Capacités physiques, pour être capable de grimper dans les arbres muni d’un équipement lourd (matériel de grimpe, matériel de protection, outils de coupe) dans des conditions parfois extrêmes (déplacements parfois acrobatiques, intempéries, températures, poussière et copeaux…).
    • Connaissances théoriques complètes de la physiologie et biologie de l’arbre, ses essences, son fonctionnement, son cycle, jusqu’à ses maladies, et comment les respecter et en tenir compte pour un élagage raisonné. Ces connaissances lui permettent aussi de repérer d’éventuelles pathologies cachées qui altèrent la structure de l’arbre (danger) : virus, champignons, pourritures, écorces incluses, insectes, parasites de l’arbre…
    • Connaissances pratiques des techniques de déplacement, de taille, d’abattage d’arbre pour pouvoir réaliser les interventions nécessaires sur les arbres, en accord avec le client. Ce panel de connaissances est également utile pour aider l’élagueur à guider le client sur les choix possibles pour traiter les problèmes de l’arbre au jardin.
    • Prise en compte des risques : le travail en hauteur expose l’élagueur à des risques de chute, et l’utilisation des tronçonneuses et scies peut entraîner de graves blessures. Le grimpeur élagueur est donc un professionnel polyvalent doté d’une formation spécifique et complète. La formation dure un an et vient compléter une précédente formation en espaces verts.

Une entreprise d’élagage à votre service

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Thach Tran-Ngoc, arboriste grimpeur-élagueur

Amoureux de la nature et fleuriste pendant de nombreuses années, Thach TRAN-NGOC valide par la suite un BP en Espaces verts puis un CS d’Elagage, Taille et Soins aux Arbres, au CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye (2000). Très expérimenté, il cumule depuis quelques années son métier avec des interventions ponctuelles en tant qu’élagueur formateur au sein des formations d’élagage en Ile-de-France.

Fort de 16 ans d’expérience, spécialiste des grands arbres, arbres remarquables, situations délicates, il a créé l’entreprise d’élagage ArboretHomme en Essonne en 2007, pour travailler au quotidien auprès des arbres et aider ses clients à gérer leurs contraintes liées au milieu urbain, jardin, maison et bâtiments, voisinage…

 

Vos arbres en bord de route

Propriétaires d’arbres bordant des routes, n’oubliez pas : l’élagage des arbres qui se situent en bordure des voies communales et communautaires est à la charge des propriétaires.
Chaque propriétaire doit procéder régulièrement à l’élagage des arbres dont les branches en surplomb peuvent menacer de tomber sur les voies communales ou communautaires.
Gardez un oeil attentif sur vos arbres, car la responsabilité de chaque propriétaire est engagée en cas d’incident ou de dégradation (chaussées, fossés, lignes électriques et/ou téléphoniques, véhicules, accidents corporels etc.)

Vous pouvez vous renseigner en mairie, et bien sûr n’hésitez pas à nous contacter pour votre devis ou des conseils sur la situation et les différentes possibilités d’intervention.

Contactez-nous !

ArboretHomme intervient principalement dans l’Essonne (91) et le sud de l’Ile-de-France.
Cette entreprise d’élagage est basée à Sermaise (91), proche de Dourdan, Etampes, Etréchy, Saint-Chéron, Saint-Cyr-sous-Dourdan, le Val-Saint-Germain, Roinville-sous-Dourdan, Breux-Jouy, Souzy-la-Briche, Villeconin…

Vous pouvez onsulter les avis et témoignages de nos clients, rubrique AVIS CLIENTS

Pour + d’infos, rendez-vous sur la rubrique DEVIS-TARIFS.

Pour demander un devis gratuit d’élagage ou abattage d’arbres, rendez-vous rubrique CONTACT.