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Mieux connaître les champignons

A force de se balader en forêt pour l’amour des arbres, on finit toujours par tomber ici où là sur des champignons. Si pour le commun des promeneurs, ces petits organismes recèlent une grande part de mystère, il y a un site qui pourrait bien nous aider à mieux les connaître et les identifier

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Groupe de Fomitopsis pinicola sur souche d’épicéa. (Photo ChampYves)

Sur ChampYves, de nombreuses planches explicatives autour de la mycologie vous attendent. Mais bien sûr, totale interdiction de cuisiner ce qui vous pose question : les champignons, pour quelques-uns sont excellents, beaucoup sans aucun intérêt culinaire et une grosse poignée de méchants toxiques, voire mortels.
En la matière, la plus grande prudence s’impose donc et les quelques pages d’un site ne doivent vous inciter à croquer n’importe quoi. Bien au contraire, l’auteur, passionné de mycologie, outre la description de nombreuses espèces toutes agrémentées de photos, insiste sur les précautions à observer. Le cas échéant, ChampYves vous oriente vers les associations et clubs qui sauront vous conseiller.

A noter : on trouve également sur ce site, véritable mine d’infos, bien d’autres descriptions côté nature autour de l’arbre, l’insecte, l’oiseau et autres ; il vous aidera certainement à donner quelques réponses aux différentes découvertes faites lors de vos balades en forêt.

 

Plaidoyer pour la mousse

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Mousse sur l’écorce d’un pin

Avec l’arrivée de la saison froide, peut-être avez-vous remarqué des zones de mousse se développer sur vos arbres et dans votre jardin. La mousse aime en effet la fraîcheur, l’ombre et surtout l’humidité…

Bio-indicateur de pollution

mousse et fougères sur branches charpentières

Mousse et fougères sur les branches charpentières d’un chêne

Les mousses, comme le lichen, sont des végétaux épiphytes : ils poussent en s’accrochant sur d’autres plantes. Cette résistance apparente se combine pourtant avec une sensibilité à la pollution atmosphérique : les spécialistes considèrent ces végétaux comme d’intéressants indicateurs de pollution. Alors si vos arbres sont couverts de lichens et de mousses, réjouissez-vous : c’est le signe d’un air préservé !

 

Une mauvaise réputation

mousse sur écorce de souche

Mousse et champignons sur un arbre mort

La mousse a la réputation d’abîmer les arbres, voire de les parasiter. Il n’en est rien :  La mousse ne gêne pas le développement des arbres,  ne perturbe pas le rôle de l’écorce, ne pénètre pas dans les tissus de l’arbre (contrairement au gui), ne puise pas dans les ressources de l’arbre.

Il est vrai que les mousses affectionnent plutôt les vieux arbres : leur croissance très lente, leur feuillage ombrageux et leur écorce épaisse à fort relief en font un endroit idéal pour le développement de zones de mousses. D’où leur apparition sur des arbres parfois sénescents, voire dépérissants… peut-être est-ce là la clé des soupçons qui planent sur ces organismes épiphytes inoffensifs.

On reproche aussi à la mousse d’abriter insectes et champignons vecteurs de maladies. Il est vrai que s’ils aiment se nicher dans les anfractuosités de l’écorce, la mousse les dissimule au regard et favorise donc leur présence. Mais pour ces quelques parasites protégés, la mousse joue en faveur de beaucoup d’organismes utiles à la vie de votre jardin, à commencer par les oiseaux insectivores. Alors peut être faut-il songer à épargner ces êtres vivants et à consacrer votre temps à d’autres tâches de jardinage, qu’au démoussage systématique.

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Au jardin, mousse sur mobilier en pierre pour une ambiance zen…

La mousse décorative

Mais au-delà de l’utilité de la mousse, nous souhaiterions ici insister sur son aspect esthétique. En dépassant les préjugés, on découvre que la mousse peut transcender les roches, sols et arbres sur lesquelles elle s’accroche, redéfinissant le paysage et ses formes par une délicate couverture de verdure, douce et moëlleuse. Les japonais l’ont bien compris et ont appris à cultiver la mousse au même titre que les autres plantes, comme au célèbre Jardin de mousse de Kokedera, à Kyoto (Japon). L’endroit dégage une atmosphère étrange, romantique et immuable…

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Ombre et humidité : tapis de mousse sur cailloux

Alors n’hésitez plus si votre jardin est ombragé et humide : au lieu de lutter contre la mousse avec des opérations de drainage de terrain, démoussage de pelouse et replantage de gazon, laissez-lui un peu de place et cultivez-la, elle vous le rendra bien en embellissant les coins ombragés. Ajoutez quelques belles pierres bien agencées, laissez un mobilier de jardin en pierre ou en bois se patiner sous la mousse, structurez l’espace avec un chemin de pas japonais en dalles de pierre, mettez-en quelques morceaux dans la terre de vos plantes en pots et laissez la mousse faire le reste pour donner à votre jardin une touche de romantisme.

Comment faire pousser de la mousse ?

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Un jardin zen, mousse, rocher, bambous.

On l’a dit, un peu d’ombre et d’humidité et votre mousse sera heureuse : il vous suffira d’en prélever quelques morceaux au gré de vos promenades, en choisissant parmi les nombreuses variétés de mousses, de les installer et de les arroser très régulièrement, pour cultiver et planter de la mousse.

On peut enfin découvrir la mousse d’une façon plus ludique : récemment issu du streetart, le green graffiti en mousse décore les murs et rend la ville végétale ! La tendance est simple et consiste à préparer une mixture à base de mousse qui, une fois étalée au pinceau sur un mur, deviendra en quelques semaines un dessin de mousse décorative. Pour pousser, le graffiti en mousse a seulement besoin d’un peu d’eau et d’ombre. Si vous voulez vous y essayer, voici la recette de la mousse décorative sur mur.

Ramassage des feuilles mortes au jardin…

Depuis octobre jusqu’à l’hiver, vos arbres ont perdu peu à peu leurs feuilles… Voici quelques infos et astuces sur le ramassage des feuilles mortes au jardin :

Ces feuilles d’automne, il vous faudra bien les ramasser. En effet, les feuilles mortes tombées sur la pelouse étouffent le gazon et favorisent l’apparition de mousses et de maladies. Tombées sur les dallages et terrasses, elles vous feront courir le risque d’une belle glissade et abîmeront les dalles par leur décomposition naissante.

Tapis de feuilles d’automne

Bien s’équiper : les outils

Pour vous aider à la tâche, les outils sont nombreux : du simple râteau à feuilles qu’on choisira large et de bonne qualité, jusqu’au souffleur thermique ou électrique qui peut sembler cher à l’achat mais pourra servir plus souvent qu’on ne le croit pour nettoyer les terrasses et chemins même en été, en passant par les tondeuses qu’on peut équiper d’un balai ramasse-feuilles, vous saurez trouver la solution qui vous convient le mieux.

Des feuilles dans le compost

Mais voyons un peu ce qu’on peut faire de ces tas de feuilles mortes, peut-être pas si inutiles.  En compostage, elles nourriront abondamment votre compost : elles constituent un excellent déchet brun, à utiliser en couches fines alternées avec d’autres résidus (tonte, pelures de fruits etc.)  Elles se transformeront en quelques mois en un terreau idéal pour amender le sol de vos massifs, stimulant la vigueur des plantes. Quand on regarde le prix d’un sac de bon terreau, il ne faut pas hésiter à le faire soi-même avec cette manne que constituent les feuilles mortes de vos arbres au jardin.

Cette perspective vous donnera sans doute du courage lors de la corvée fastidieuse du ramassage des feuilles mortes…

Une exception est à noter tout de même : n’intégrez pas à votre compost les feuilles de plantes parasitées (certains rosiers notamment) et surtout les feuilles de marronnier attaqués par la mineuse Cameraria ohridellaLes chrysalides de ce papillon (arrivé des Balkans dans les années 1980) passent en effet l’hiver dans les feuilles mortes pour éclore au printemps suivant.

Noël : vrai sapin ou artificiel ?

Arborethomme vous souhaite d’heureuses fêtes de fin d’année 2015 !

Profitons de l’approche de noël pour combattre une idée reçue : le sapin de noël serait mauvais pour l’environnement

Passons sur les difficultés de fabriquer un sapin artificiel de façon écologique et responsable : en plus d’être produits et importés à l’autre bout du globe,  les sapins artificiels sont constitués de matériaux nocifs pour l’environnement tels que le plastique ou l’aluminium.

Moins loin, plus écologique

Les vrais sapins, par contre, sont principalement produits dans le Morvan, la Franche-Comté (Epicea),  le Danemark ou l’Oural (Nordmann), et sont plantés spécialement pour être vendus à l’approche des fêtes. Leur coupe ne participe donc pas à la déforestation.

Astuce : un sapin de Noël qui dure longtemps

Nous en profitons pour vous donner une astuce pour la bonne tenue et la longévité de votre sapin de Noël : pour un arbre qui dure, et qui garde ses aiguilles, préférez un Nordmann à un Epicea. Ne l’achetez en pot que si vous comptez le replanter par la suite. Mais surtout, éloignez votre sapin de toute source de chaleur (cheminée, radiateur) et BRUMISEZ-LE avec de l’eau quotidiennement, à l’aide d’un simple brumisateur. Votre sapin de Noël sèchera ainsi moins rapidement et conservera sa belle couleur verte bien plus longtemps ! Attention tout de même à ne pas brumiser les éventuelles guirlandes électriques.

Les chenilles processionnaires…

Ces gros cocons blancs au bout des branches, vous les avez remarqués ?
Si vous en avez sur vos arbres, il faut intervenir : les chenilles processionnaires sont très urticantes et prolifèrent vite.

Un hôte indésirable

Très velues et couvertes de poils urticants, elles se développent principalement sur les pins (processionnaire du pin) ou sur les chênes (processionnaire du chêne). Leurs nids sont également urticants, et adoptent la forme de grands cocons blancs  abritant des centaines de chenilles. Ce qui pose problème et peut être dangereux pour la santé, ce sont les poils minuscules que les chenilles projettent en l’air lors de leur stade larvaire : un simple courant d’air transporte les poils. Leur caractère urticant provoque généralement de sérieuses réactions allergiques et des démangeaisons, voire des plaques et des œdèmes sur les parties du corps exposées : mains, cou, visage… des lésions oculaires et troubles respiratoires sévères peuvent survenir également, rendant ces chenilles tout à fait indésirables dans nos jardins. Les enfants, les animaux domestiques sont particulièrement vulnérables. Pour exemple, un chien atteint par les poils urticants peut développer une nécrose de la langue après  s’être léché, s’il n’est pas soigné rapidement.

Les moyens de lutte

Fort heureusement, des moyens de lutte existent pour enrayer la prolifération des chenilles processionnaires…

Cette année, il y a une grosse recrudescence de chenilles processionnaires en Ile-de-France : Arborethomme Elagage intervient proprement pour supprimer tous les nids présents sur vos arbres grâce au savoir-faire, à des protections appropriées et à une intervention jusqu’en bout de branche pour couper puis incinérer les branches  infestées, nids et chenilles.

Chenilles processionnaires du pin ou du chêne, pensez-y maintenant car en ce moment, elles sont en hibernation : c’est le moment d’intervenir pour être serein au printemps prochain !