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arbres en forêt et Land-art, la Nature magnifiée

Forestiers et arboricoles de coeur, passionnés d’arbres ou amoureux du bois, prenez le temps de vous arrêter un instant et de découvrir cet incroyable travail qu’a mené cet artiste en forêt !

Spencer Byles, artiste britannique pleinement inspiré par la nature, se définit comme un « sculpteur des bois » : Spécialiste du Land-Art, il a longuement pris le temps d’arpenter les sous-bois des forêts des Alpes-Maritimes, jusqu’à s’y enfoncer au plus profond. Une immersion au cours de laquelle il a plié, agencé et remué lianes, troncs, mousses, écorces, souches, feuillages, racines et autres éléments naturels pour restituer ce que la Nature lui offrait de beau et d’inattendu.

L’artiste s’est attelé à utiliser ouvrir ses sens pour ressentir la Nature et travailler ainsi spontanément sur une vingtaine de structures. Ces installations éphémères ont été photographiées et une grande sensibilité naturelle et poétique s’en dégage :

Tous vos sens sont intensifiés lorsque vous êtes en forêt pendant une longue période.

 

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Sentier forestier artistique – Photo issue du blog de l’artiste.

Vous pourrez admirer l’intégralité des sculptures forestières de Spencer Byles sur son blog French Forest Sculptures.

Tous ceux qui recherchent à être en phase avec la Nature vibreront face à une telle recherche.  C’est à la fois beau, curieux, bizarre, simple et complexe…
Alors à vous d’admirer et, pourquoi pas, de tenter la même expérience dans les forêts et coins de nature proches chez vous !

Formateur en élagage, élagueurs en devenir…

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Bref topo au pied d’un majestueux platane avant de démarrer la grimpe d’arbre

Apprendre le métier d’élagueur à la nouvelle génération…

Thach Tran-Ngoc, quand il ne travaille pas directement en tant qu’arboriste élagueur à ArboretHomme auprès des arbres des jardins, enfile sa casquette de formateur en élagage pour apprendre les ficelles du métier à la prochaine génération d’élagueurs. Il intervient principalement au CFPPAH de Saint Germain-en-Laye, près de Versailles, pour encadrer de petits groupes qui devront maîtriser, en un an, toutes les connaissances, savoirs-faire et compétences requis par la profession d’élagueur en validant le CS Taille et Soins aux Arbres, en élagage. Côté formateur, c’est aussi l’occasion d’échanger autour de la profession et de ses différents aspects, et de renouer avec la transmission du savoir. Il faut de la pédagogie, de l’écoute, de la patience en sachant se mettre à la place de celui qui a encore tout à apprendre, beaucoup d’attention pour parfois gérer les cordages et déplacements de 5 personnes dans un seul arbre, sans avoir trop de noeuds à démêler ensuite…

Le formateur en élagage doit aider les étudiants à acquérir les connaissances botaniques, physiologiques et pathologiques de l’arbre, ainsi que les pratiques de taille raisonnée, avec une parfaite une maîtrise des outils de coupe et matériel de grimpe.  L’abattage et le démontage d’arbres sont également au programme, dans toutes les situations car l’élagueur grimpeur est souvent amené à gérer des abattages d’arbres dangereux et des situations délicates. Au terme de leur année d’apprentissage, les étudiants devront aussi maîtriser les paramètres de sécurité (individuelle et collective), bref ils devront savoir gérer un chantier d’élagage d’un bout à l’autre…

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Dans un Arbre perchés…

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Décollage vers les cimes !

 

Au lycée horticole de Saint-Germain-en-Laye, les conditions sont réunies pour un parfait apprentissage : un parc arboré de 12 hectares accueille les étudiants en élagage pour apprendre la grimpe d’arbre et les techniques liées à la taille des arbres aussi bien qu’à la gestion du matériel de grimpe et de coupe. Une salle leur est également dédiée ainsi qu’un pôle technique « Paysage » et un atelier « Elagage ». Et quand le beau temps est de la partie, toutes les meilleures conditions sont vraiment réunies !

Trogne, arbre têtard : une longue histoire des arbres…

Trogne… dans le langage familier, ce mot évoque un visage grotesque, parfois comique, jamais beau mais forcément expressif. Pareil en peinture : dans ce domaine, une trogne est un portrait de genre, presque caricatural.
Mais lorsqu’on évoque les arbres, la trogne, ou arbre-têtard, c’est une très longue histoire aujourd’hui presque oubliée

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Dessin de trogne : les formes de l’arbre têtard débrident l’imagination des artistes.

Qu’est-ce qu’une trogne, ou arbre têtard ?

La trogne est avant tout un arbre à la silhouette caractéristique, due à un mode de gestion particulier : tout au long de sa croissance, la trogne a été élaguée d’une façon particulière : elle est étêtée et taillée au niveau du tronc ou des branches charpentières pour provoquer le développement de rejets, eux-mêmes régulièrement coupés. Peu à peu, cette opération cause un renflement au sommet du tronc. Les formes tourmentées des arbres têtards sont donc le résultat d’une lente transformation due aux nombreux bourrelets de cicatrisation en réaction à leur élagage et à leur étêtage périodique.

L’origine du nom…

Cette taille à la même hauteur, répétée pendant des décennies voire des siècles, donne à l’arbre l’allure de la larve de batracien qui lui a sans doute donné son nom, têtard. D’autres voient plutôt dans ce nom l’évocation d’un cou surmonté d’une grosse tête chevelue, ce qui ramène d’ailleurs à la dénomination de trogne.

« Trogne » dans le Perche, « Touse » en Picardie… plus de 100 noms locaux ont été recensés dans les campagnes françaises et européennes pour désigner ces drôles d’arbres tordus, déformés, bosselés, torturés, qui jalonnent nos campagnes et qui étaient jadis indispensables à la vie quotidienne et économique.

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Saule têtard en bordure de rivière Ariège, entre 1859 et 1910. Source Wikipedia / Bibliothèque de Toulouse

Le rôle des trognes dans les campagnes

On rencontre généralement davantage de trognes dans des régions dépourvues de grandes forêts, celles-ci ayant été déboisées pour laisser place aux cultures ou aux pâturages. Les arbres têtards fournissaient alors le bois nécessaire à la vie quotidienne. Au moyen-âge, dans la paysannerie française, très peu de paysans étaient propriétaires de leurs terres. La plupart exploitaient et cultivaient les terres des autres, en fermage ou en métayage, et disposaient du revenu des terres et des arbres présents sur ces terres, à l’exception du fût de ces arbres. D’une plus grande valeur marchande, ce dernier restait la propriété du bailleur. Les paysans prenaient donc soin des arbres pour bénéficier du bois des branches.

De tout temps, les arbres ont ainsi été taillés en hauteur, de main d’homme, pour mettre hors de portée des herbivores les repousses qui étaient fort utiles à la vie quotidienne : selon les régions, les époques, les essences d’arbres, elles devenaient objets de vannerie (saule…), manches d’outils, piquets, fagots et bois de chauffage (dégageant pour le four à pain une chaleur rapide et intense), feuillage utilisé en fourrage d’appoint pour les bêtes (orme, frêne…), fruits servant à engraisser les porcs (châtaignier, chêne, hêtre…).

Le recépage (coupe pour obtenir de nouvelles pousses) intervenait environ tous les cinq ans. L’arbre se creusait souvent naturellement au centre, avec l’action conjuguée du temps, des bourrelets cicatriciels et des intempéries. À l’intérieur du tronc creusé, bois et résidus de feuilles formaient un terreau appelé «sang de la trogne », qui était propice à faire lever les semis. L’arbre têtard lui-même faisait parfois office de borne, à la croisée des chemins.

« la trogne est par excellence l’arbre de la modernité. […] Elle permet de remédier à toutes sortes de problèmes d’ordre écologique, économique, social, en milieu urbain aussi bien qu’à la campagne… […] Tout cela résulte de la profusion et de la diversité des éléments qu’elle fournit -importance de ses repousses oblige- mais aussi de ses réactions aux intempéries et de son allure unique, si impressionnante! »

Dominique Mansion, spécialiste des arbres taillés en trognes

Peu à peu, cette étrange silhouette torturée s’est imposée dans le paysage comme un menhir de bois. De nos jours pourtant, l’arbre têtard n’intéresse plus grand monde… Abandonné par une économie rurale où il ne représente plus rien, il est pourtant le vestige de notre longue histoire…

Pour en savoir plus

Centre Européen des Trognes

Le Centre Européen des Trognes à Boursay (Loir-et-Cher), dans les locaux de la Maison botanique, agit sur plusieurs axes : accueil et information auprès du public pour fournir renseignements, conseils, documents, organisation d’animations et conférences… Il s’engage aussi à promouvoir la sauvegarde et la création de trognes, et à sensibiliser les acteurs du monde rural à leur valeur patrimoniale en intégrant les arbres têtards dans les pratiques paysagères contemporaines.

Le centre recueille et recense également de nombreuses informations sur les trognes en France et en Europe, telles que :

  • savoir-faire (création des arbres têtards, entretien, utilisation…)
  • noms locaux (truisses, ragoles, émousses, tétiaux, queules…)
  • multiples usages
  • physiologie de l’arbre, influence des tailles sur sa longévité
  • essences concernées (saule, frêne, charme, chêne)
  • interactions avec la flore et la faune
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Les Trognes, l’arbre payson aux mille usages. Par Dominique Mansion, éd. Ouest-France

Un livre référence sur les trognes

Pour en apprendre bien davantage sur les trognes, on pourra lire le livre « Les Trognes : L’Arbre Paysan aux Mille Usages » de Dominique Mansion, aux éditions Ouest-France. L’auteur nous y détaille l’histoire et l’usage des arbres têtards, les causes de leur destruction et de leur abandon :

« Ce livre est une invitation à découvrir la culture et l’intérêt écologique de ces arbres oubliés. Il nous donne des clés pour comprendre ce formidable patrimoine végétal et faire en sorte qu’il retrouve sa place dans le paysage. »

Editions Ouest-France

Interview de Dominique Mansion

Un entretien avec Dominique Mansion, spécialiste français des arbres taillés en trogne, à lire pour approcher de plus près le monde des arbres têtards :

« J’ai pu admirer une trogne de chêne de 1300 ans bien vivante, dans le parc de Windsor. Pourtant, ces vétérans passent rarement le cap des 800 ans ! »

 

Mieux connaître les champignons

A force de se balader en forêt pour l’amour des arbres, on finit toujours par tomber ici où là sur des champignons. Si pour le commun des promeneurs, ces petits organismes recèlent une grande part de mystère, il y a un site qui pourrait bien nous aider à mieux les connaître et les identifier

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Groupe de Fomitopsis pinicola sur souche d’épicéa. (Photo ChampYves)

Sur ChampYves, de nombreuses planches explicatives autour de la mycologie vous attendent. Mais bien sûr, totale interdiction de cuisiner ce qui vous pose question : les champignons, pour quelques-uns sont excellents, beaucoup sans aucun intérêt culinaire et une grosse poignée de méchants toxiques, voire mortels.
En la matière, la plus grande prudence s’impose donc et les quelques pages d’un site ne doivent vous inciter à croquer n’importe quoi. Bien au contraire, l’auteur, passionné de mycologie, outre la description de nombreuses espèces toutes agrémentées de photos, insiste sur les précautions à observer. Le cas échéant, ChampYves vous oriente vers les associations et clubs qui sauront vous conseiller.

A noter : on trouve également sur ce site, véritable mine d’infos, bien d’autres descriptions côté nature autour de l’arbre, l’insecte, l’oiseau et autres ; il vous aidera certainement à donner quelques réponses aux différentes découvertes faites lors de vos balades en forêt.

 

Plaidoyer pour la mousse

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Mousse sur l’écorce d’un pin

Avec l’arrivée de la saison froide, peut-être avez-vous remarqué des zones de mousse se développer sur vos arbres et dans votre jardin. La mousse aime en effet la fraîcheur, l’ombre et surtout l’humidité…

Bio-indicateur de pollution

mousse et fougères sur branches charpentières

Mousse et fougères sur les branches charpentières d’un chêne

Les mousses, comme le lichen, sont des végétaux épiphytes : ils poussent en s’accrochant sur d’autres plantes. Cette résistance apparente se combine pourtant avec une sensibilité à la pollution atmosphérique : les spécialistes considèrent ces végétaux comme d’intéressants indicateurs de pollution. Alors si vos arbres sont couverts de lichens et de mousses, réjouissez-vous : c’est le signe d’un air préservé !

 

Une mauvaise réputation

mousse sur écorce de souche

Mousse et champignons sur un arbre mort

La mousse a la réputation d’abîmer les arbres, voire de les parasiter. Il n’en est rien :  La mousse ne gêne pas le développement des arbres,  ne perturbe pas le rôle de l’écorce, ne pénètre pas dans les tissus de l’arbre (contrairement au gui), ne puise pas dans les ressources de l’arbre.

Il est vrai que les mousses affectionnent plutôt les vieux arbres : leur croissance très lente, leur feuillage ombrageux et leur écorce épaisse à fort relief en font un endroit idéal pour le développement de zones de mousses. D’où leur apparition sur des arbres parfois sénescents, voire dépérissants… peut-être est-ce là la clé des soupçons qui planent sur ces organismes épiphytes inoffensifs.

On reproche aussi à la mousse d’abriter insectes et champignons vecteurs de maladies. Il est vrai que s’ils aiment se nicher dans les anfractuosités de l’écorce, la mousse les dissimule au regard et favorise donc leur présence. Mais pour ces quelques parasites protégés, la mousse joue en faveur de beaucoup d’organismes utiles à la vie de votre jardin, à commencer par les oiseaux insectivores. Alors peut être faut-il songer à épargner ces êtres vivants et à consacrer votre temps à d’autres tâches de jardinage, qu’au démoussage systématique.

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Au jardin, mousse sur mobilier en pierre pour une ambiance zen…

La mousse décorative

Mais au-delà de l’utilité de la mousse, nous souhaiterions ici insister sur son aspect esthétique. En dépassant les préjugés, on découvre que la mousse peut transcender les roches, sols et arbres sur lesquelles elle s’accroche, redéfinissant le paysage et ses formes par une délicate couverture de verdure, douce et moëlleuse. Les japonais l’ont bien compris et ont appris à cultiver la mousse au même titre que les autres plantes, comme au célèbre Jardin de mousse de Kokedera, à Kyoto (Japon). L’endroit dégage une atmosphère étrange, romantique et immuable…

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Ombre et humidité : tapis de mousse sur cailloux

Alors n’hésitez plus si votre jardin est ombragé et humide : au lieu de lutter contre la mousse avec des opérations de drainage de terrain, démoussage de pelouse et replantage de gazon, laissez-lui un peu de place et cultivez-la, elle vous le rendra bien en embellissant les coins ombragés. Ajoutez quelques belles pierres bien agencées, laissez un mobilier de jardin en pierre ou en bois se patiner sous la mousse, structurez l’espace avec un chemin de pas japonais en dalles de pierre, mettez-en quelques morceaux dans la terre de vos plantes en pots et laissez la mousse faire le reste pour donner à votre jardin une touche de romantisme.

Comment faire pousser de la mousse ?

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Un jardin zen, mousse, rocher, bambous.

On l’a dit, un peu d’ombre et d’humidité et votre mousse sera heureuse : il vous suffira d’en prélever quelques morceaux au gré de vos promenades, en choisissant parmi les nombreuses variétés de mousses, de les installer et de les arroser très régulièrement, pour cultiver et planter de la mousse.

On peut enfin découvrir la mousse d’une façon plus ludique : récemment issu du streetart, le green graffiti en mousse décore les murs et rend la ville végétale ! La tendance est simple et consiste à préparer une mixture à base de mousse qui, une fois étalée au pinceau sur un mur, deviendra en quelques semaines un dessin de mousse décorative. Pour pousser, le graffiti en mousse a seulement besoin d’un peu d’eau et d’ombre. Si vous voulez vous y essayer, voici la recette de la mousse décorative sur mur.

Mesurer la hauteur d’un arbre

L’habitude aidant, l’élagueur estime souvent la hauteur d’un arbre au juger, à l’oeil. Mais voici une petite astuce bien utile à ceux qui auraient besoin, simplement et sans outil, de mesurer la hauteur d’un arbre…

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La croix du bûcheron

La Croix du Bûcheron :

Cette technique très simple à mettre en oeuvre s’appelle la croix du bûcheron.

  • Prenez 2 baguettes de bois de même dimension.
  • Placez l’une d’elle, horizontalement, devant votre oeil.
  • Placez l’autre perpendiculairement, au bout de la première (voir schéma).
  • Positionnez-vous devant l’arbre, puis reculez jusqu’à ce que la hauteur de l’arbre corresponde à la hauteur de votre baguette verticale.
  • Mesurez alors la distance vous séparant de l’arbre (1 grand pas = 1 mètre…)
  • Cette distance sera égale à la hauteur de l’arbre.

Bien qu’un peu approximative, la méthode de la croix du bûcheron est pratique et efficace, davantage que les méthodes nécessitant 2 personnes, ou encore d’observer la dimension de l’ombre d’un arbre… qui ne fonctionne que par beau temps !

 

Les plus anciens Arbres du monde

Arbres remarquables… et travail fascinant de la photographe Beth Moon, qui nous offre de superbes photos des arbres les plus anciens du monde.

À cette époque où nous cherchons à préserver l’environnement, les arbres vont de plus en plus s’affirmer par leur puissante symbolique.

Beth Moon

Article disponible sur Kaizen Magazine, à découvrir absolument !

arbres remarquables anciens monde

Arbres les plus Anciens du Monde – Beth Moon

Le compost, ou l’art du recyclage…

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Que mettre dans le compost ?

Dans un précédent article, nous évoquions le traitement des feuilles mortes de vos arbres, et les bienfaits qu’elles apportent au compost. Prenons le temps de découvrir plus en détail cet humble trésor à portée de main :

Qu’est-ce que le compost ?

Résultat du recyclage et de la décomposition de matières organiques et végétales, le compost sert avant tout à amender le sol, afin d’enrichir la terre de vos plantations en massifs ou au potager. Sa composition et ses éléments nutritifs favorisent la dynamisation de la vie du sol, et la croissance de vos plantes et arbustes au jardin.

Ajoutons qu’il permet modestement de protéger l’environnement par le recyclage de certains de vos déchets domestiques.

Préparer un coin à compost

Pour le réaliser, vous n’aurez besoin que d’un endroit discret au jardin pour y déposer vos déchets à composter : soit simplement en tas (plus pratique pour aérer votre compost), soit dans un composteur, une sorte de caisse aérée à fabriquer soi-même ou à acheter en jardinerie (plus esthétique et accélérant légèrement la décomposition).

Que mettre dans le compost ?

La recette d’un compost équilibré est simple : veillez à garder la proportion d’environ 50% de déchets humides (ces déchets dits « verts » se décomposent facilement et nourrissent les bactéries) et 50% de déchets secs (ces déchets dits « bruns » nourrissent davantage les champignons).

Voici une liste des principaux déchets qu’on peut y intégrer :

  • Déchets humides :
    – Épluchures, restes de légumes et de fruits
    Feuilles d’arbres
    – Fleurs coupées ou fanées
    – Gazon, taille de haies, plantes grossièrement coupées (sauf feuilles vernissées)
    – Restes de repas
    – Sachets de thé (sans agrafes)
  • Déchets secs :
    – Coquilles d’œuf broyées
    – Coquilles de fruits secs
    – Marc de café
    – Fumier d’herbivores
    – Paille, foin
    – Ecorce d’arbres
    – Papier essuie-tout, serviettes, mouchoirs en papier
    – Sciure, copeaux de bois
    – Cendres, en quantité raisonnable

Pour en apprendre plus sur le compost dans votre jardin, voici 2 liens utiles : le compostage, trucs et astuces, et le compost dans mon jardin.

La formation d’un élagueur

Les origines

Si les arbres sont présents depuis la nuit des temps, leur cohabitation auprès des hommes puis en milieu urbain a posé peu à peu quelques problèmes qu’il fallait résoudre : arbres dangereux, arbres gênants, arbres morts, arbres cachant la vue ou la lumière… les agriculteurs et jardiniers ont un temps géré la taille et l’abattage des arbres lors de la baisse hivernale de leur activité, ce qui a par la suite conduit à l’idée reçue que les arbres doivent exclusivement être élagués en hiver.

Le métier d’arboriste grimpeur élagueur s’est développé à partir 1980 pour répondre au besoin d’intervenir au coeur du houppier de l’arbre, avec plus de respect et de précision que les travaux d’élagage à la nacelle, qui restent une coupe drastique aux pourtours de l’arbre. Les déplacements de l’arboriste grimpeur élagueur lui permettent d’effectuer une taille respectueuse de l’arbre en fonction de son essence, son port naturel, sa situation, son âge… Cette pratique est de surcroît moins traumatisante pour l’arbre, favorisant la création d’un bourrelet cicatriciel et limitant les pourritures et maladies de l’arbre.

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L’élagueur taille à la scie des branches au coeur de l’arbre, pour améliorer son esthétique naturelle.

La formation d’élagage

Validé par un diplôme d’Etat, le Certificat de Spécialisation (CS) « Taille et Soins aux Arbres », le métier d’arboriste grimpeur élagueur exige des compétences diverses :

    • Capacités physiques, pour être capable de grimper dans les arbres muni d’un équipement lourd (matériel de grimpe, matériel de protection, outils de coupe) dans des conditions parfois extrêmes (déplacements parfois acrobatiques, intempéries, températures, poussière et copeaux…).
    • Connaissances théoriques complètes de la physiologie et biologie de l’arbre, ses essences, son fonctionnement, son cycle, jusqu’à ses maladies, et comment les respecter et en tenir compte pour un élagage raisonné. Ces connaissances lui permettent aussi de repérer d’éventuelles pathologies cachées qui altèrent la structure de l’arbre (danger) : virus, champignons, pourritures, écorces incluses, insectes, parasites de l’arbre…
    • Connaissances pratiques des techniques de déplacement, de taille, d’abattage d’arbre pour pouvoir réaliser les interventions nécessaires sur les arbres, en accord avec le client. Ce panel de connaissances est également utile pour aider l’élagueur à guider le client sur les choix possibles pour traiter les problèmes de l’arbre au jardin.
    • Prise en compte des risques : le travail en hauteur expose l’élagueur à des risques de chute, et l’utilisation des tronçonneuses et scies peut entraîner de graves blessures. Le grimpeur élagueur est donc un professionnel polyvalent doté d’une formation spécifique et complète. La formation dure un an et vient compléter une précédente formation en espaces verts.

Une entreprise d’élagage à votre service

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Thach Tran-Ngoc, arboriste grimpeur-élagueur

Amoureux de la nature et fleuriste pendant de nombreuses années, Thach TRAN-NGOC valide par la suite un BP en Espaces verts puis un CS d’Elagage, Taille et Soins aux Arbres, au CFPPAH de Saint-Germain-en-Laye (2000). Très expérimenté, il cumule depuis quelques années son métier avec des interventions ponctuelles en tant qu’élagueur formateur au sein des formations d’élagage en Ile-de-France.

Fort de 16 ans d’expérience, spécialiste des grands arbres, arbres remarquables, situations délicates, il a créé l’entreprise d’élagage ArboretHomme en Essonne en 2007, pour travailler au quotidien auprès des arbres et aider ses clients à gérer leurs contraintes liées au milieu urbain, jardin, maison et bâtiments, voisinage…

 

Ramassage des feuilles mortes au jardin…

Depuis octobre jusqu’à l’hiver, vos arbres ont perdu peu à peu leurs feuilles… Voici quelques infos et astuces sur le ramassage des feuilles mortes au jardin :

Ces feuilles d’automne, il vous faudra bien les ramasser. En effet, les feuilles mortes tombées sur la pelouse étouffent le gazon et favorisent l’apparition de mousses et de maladies. Tombées sur les dallages et terrasses, elles vous feront courir le risque d’une belle glissade et abîmeront les dalles par leur décomposition naissante.

Tapis de feuilles d’automne

Bien s’équiper : les outils

Pour vous aider à la tâche, les outils sont nombreux : du simple râteau à feuilles qu’on choisira large et de bonne qualité, jusqu’au souffleur thermique ou électrique qui peut sembler cher à l’achat mais pourra servir plus souvent qu’on ne le croit pour nettoyer les terrasses et chemins même en été, en passant par les tondeuses qu’on peut équiper d’un balai ramasse-feuilles, vous saurez trouver la solution qui vous convient le mieux.

Des feuilles dans le compost

Mais voyons un peu ce qu’on peut faire de ces tas de feuilles mortes, peut-être pas si inutiles.  En compostage, elles nourriront abondamment votre compost : elles constituent un excellent déchet brun, à utiliser en couches fines alternées avec d’autres résidus (tonte, pelures de fruits etc.)  Elles se transformeront en quelques mois en un terreau idéal pour amender le sol de vos massifs, stimulant la vigueur des plantes. Quand on regarde le prix d’un sac de bon terreau, il ne faut pas hésiter à le faire soi-même avec cette manne que constituent les feuilles mortes de vos arbres au jardin.

Cette perspective vous donnera sans doute du courage lors de la corvée fastidieuse du ramassage des feuilles mortes…

Une exception est à noter tout de même : n’intégrez pas à votre compost les feuilles de plantes parasitées (certains rosiers notamment) et surtout les feuilles de marronnier attaqués par la mineuse Cameraria ohridellaLes chrysalides de ce papillon (arrivé des Balkans dans les années 1980) passent en effet l’hiver dans les feuilles mortes pour éclore au printemps suivant.